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L’Université McGill à Mont-Saint-Hilaire depuis 1859

C’est le brigadier Andrew Hamilton Gault qui a fait don de son domaine, sur le mont Saint-Hilaire, à l’Université McGill.

Depuis 1859, l’Université McGill a permis de produire plus de 400 articles scientifiques, près de 100 mémoires de maîtrise et thèses de doctorat, plus de 50 rapports et environ 30 chapitres ou livres traitant du mont Saint-Hilaire.

Chaque année, on compte plus de 400 étudiants universitaires, principalement aux études avancées (maîtrise et doctorat). Plus d’une douzaine de « cours terrain » se donnent sur ce campus. Les domaines d’études sont étendus : géographie, limnologie (étude des eaux continentales), écologie terrestre, écologie aquatique, étude des sciences du bois et de la forêt, flore montérégienne, biodiversité et écosystèmes. L’université accueille également des rencontres de chercheurs ou des laboratoires de recherche.

Présentement, dix études sont en cours. Plusieurs se font en collaboration avec d’autres universités. L’une de ces études est celle du projet LEAP.

Une nouvelle étude unique et fondamentale

Les changements climatiques, la pollution, les pesticides et insecticides affectent grandement les écosystèmes de notre planète. La grande question est de savoir si, et comment, la nature peut s’adapter à ces chocs importants. Le projet LEAP (Large Experimental Array of Ponds, ou Grand portrait expérimental dans des étangs) vise à répondre à cette question. Ce sont donc 96 grands bacs d’eau provenant du lac Hertel qui constituent ces étangs dans lesquels de nombreuses expériences sont menées. Il est possible que le projet se déroule aussi simultanément dans divers sites à travers le monde. Déjà, un laboratoire est en construction en Angleterre. Les données seront compilées et comparées.

LEAP : ce qui sera étudié

Les chercheurs testeront en simultané comment des insectes, tels les puces d’eau, et des plantes, comme les lentilles d’eau, évoluent et s’adaptent à des stresseurs environnementaux et à diverses concentrations d’herbicides (RoundUp) et d’insecticides (néonicotinoïdes). Ces petites espèces au bas de la chaîne alimentaire jouent un rôle important dans l’équilibre de l’écosystème d’un lac : elles servent de source de nourriture pour d’autres espèces et se nourrissent de bactéries et d’algues qui peuvent être nuisibles si elles prolifèrent.

« Le projet LEAP a été créé afin d’accélérer la recherche sur la résilience de nos écosystèmes aquatiques. Est-ce que la biodiversité aquatique va pouvoir s’adapter aux changements environnementaux? » explique Andrew Gonzalez, initiateur du projet et professeur au département de biologie de l’Université McGill.

Les étangs servent aussi à la formation des chercheurs de demain en environnement et en biologie. Des étudiants universitaires et des chercheurs post-doctorants de l’Université McGill travaillent quotidiennement sur le projet à la Réserve naturelle Gault.

Source : Université McGill

Un partenariat en développement

En 2016, les fêtes du cinquantième anniversaire de la Ville de Mont-Saint-Hilaire ont été l’occasion d’un rapprochement entre la Ville et l’Université McGill. De fait, pas moins de quatre conférences grand public ont été présentées gracieusement par des professeurs de grande renommée. Des changements climatiques jusqu’aux défis de la vie, en passant par la maladie de Lyme, la connectivité des habitats et la biodiversité,  les citoyens ont pu apprécier une grande gamme d’informations vulgarisées et grandement appréciées. Des concerts ont également été offerts à la population par l’orchestre Jazz de l’université et le Chœur de Schulich de l’Université McGill

Devant les succès de ces nouveaux rapprochements, d’autres avenues sont actuellement envisagées pour les prochaines années. C’est à suivre!

Un domaine protégé, une forêt unique

Au moment de léguer une partie de la montagne à l’Université McGill, le brigadier Gault a souhaité que :

« … sa beauté et ses charmes puissent être préservés pour les générations futures, non seulement pour l’intérêt qu’ils présentent pour l’université, mais aussi et grâce aux enseignements que l’on pourra en tirer, comme un héritage dont la jeunesse canadienne pourra profiter et jouir. »

Par la suite, l’Université McGill a procédé à l’achat d’autres terrains, particulièrement du côté sud de la montagne. Aujourd’hui, la Réserve naturelle Gault compte plus de 1 005 hectares.

Suivant le souhait du brigadier, ainsi que d’Ozias Leduc et d’autres sympathisants d’une ville de nature, Mont-Saint-Hilaire veille à préserver le piémont et des espaces boisés en milieu municipal. Aussi, la Réserve naturelle du piémont du mont Saint-Hilaire compte maintenant près de 91 hectares, dont plus de 34 hectares qui appartiennent à la Ville. À noter que pas moins de 20 nouveaux hectares s’ajouteront à cette Réserve d’ici 2018; soit l’équivalent de 22 terrains de football américain. Dans ces ajouts, on comptera, entre autres, le parc de l’érablière Cardinal et le parc du Cheval blanc. Il s’agit de la plus grande réserve naturelle en milieu urbain du Québec!

La forêt que la montagne abrite est la plus ancienne forêt vierge du sud du Québec. Des arbres de 400 ans s’y trouvent en compagnie de plus de 600 espèces de plantes, dont plusieurs sont rares, voire menacées de disparition au Québec/Canada. Pas moins de 800 espèces de papillons les butinent! Le mont Saint-Hilaire est également un site minéralogique unique au monde avec plus de 370 variétés minérales, dont 50 sont totalement nouvelles! Notre montagne représente donc une richesse patrimoniale exceptionnelle. En 1978, le mont Saint-Hilaire désigné première réserve de biosphère au Canada par l’UNESCO.

Haut de 413 mètres, le mont Saint-Hilaire est aussi reconnu comme Refuge d’oiseaux migrateurs et accueille l’emblème aviaire de la Ville : le faucon pèlerin.

Souhaitant sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et partager cet héritage unique, l’Université McGill a offert l’accès d’une grande partie de la Réserve au public. Pour l’épauler dans cette approche, c’est en 1972 qu’elle a contribué à fonder un organisme à but non-lucratif (OBNL) qui, sous la supervision de l’équipe de gestion de la réserve Gault, assure l’accès à sa partie publique. Il s’agit du Centre de la nature qui, avec l’Université McGill, accueille environ 300 000 visiteurs par année. Il est possible d’être membre du Centre de la nature et d’avoir accès, pour l’année, aux sentiers autorisés.

La nature au centre d’une collaboration

La Ville de Mont-Saint-Hilaire travaille depuis de nombreuses années avec le Centre de la nature. Les compétences et l’expertise développées par cet OBNL sont remarquables pour notre région. D’autant qu’elles se vivent sur le territoire de la Ville et de la montagne. De nombreuses études de caractérisation des arbres, incluant l’identification des arbres exceptionnels, sont réalisées par les spécialistes du Centre de la nature, en collaboration avec la Ville. Ces travaux se font, par exemple, avant des projets de construction ou dans le cadre de la lutte à l’agrile du frêne. D’ailleurs, un système de cartographie accessible via Internet a été développé par le Centre de la nature. Il permet aux citoyens d’avoir accès et de suivre la caractérisation des arbres.

Ses compétences sont également mises à profit pour cartographier des milieux humides et des écosystèmes forestiers exceptionnels. De plus, le Centre de la nature veille à maintenir l’inventaire des espèces à statut précaire. Il étudie l’effet des espèces envahissantes telles que, présentement, l’agrile du frêne. Il travaille à la mise en place de solutions pour les parcs de la ville ainsi que d’interventions ciblées par les éco-conseillers auprès des citoyens.

Plusieurs projets d’acquisition et de gestion de la Réserve naturelle du Piémont du mont Saint-Hilaire se font en partenariat entre la Ville et le Centre de la nature. De même, son expertise est formidable lors de projets de revitalisation de parcs, notamment pour les milieux humides et les boisés. On pense, par exemple, aux parcs du foyer Savoy ou, plus récemment, à celui de la gare.