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La ville - Histoire de la ville - Depuis la Seigneurie

Depuis la Seigneurie

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La seigneurie de Rouville concédée en 1694 à Jean-Baptiste Hertel de Rouville donna naissance à deux paroisses : Saint-Hilaire en 1795 et Saint-Jean-Baptiste en 1797.

Église Saint-Hilaire

Dès la fondation de la paroisse Saint-Hilaire en 1795, on construisit un presbytère-chapelle avec la salle des habitants en bas et la chapelle de 34 bancs payants à l’étage, sur l’emplacement de l’actuel presbytère. Avec l’accroissement de la population, on devait construire en 1837 l’église actuelle. Elle possède le plus ancien orgue Casavant encore en usage. Il fut construit en 1856 par Joseph Casavant, père des fondateurs des usines d’orgues Casavant et Frères de Saint-Hyacinthe. Notre église fut entièrement décorée en 1898 par le célèbre peintre Ozias Leduc, fils de la paroisse.

Le manoir Rouville-Campbell et la famille Campbell

Depuis 1694, un régime authentiquement seigneurial a prévalu sous le règne de la famille Hertel de Rouville. Le cinquième de cette dynastie, René Hertel, fut le premier à résider en son manoir de Saint-Hilaire à partir de 1818. En 1826, il existait déjà vingt-sept vergers et parallèlement à la pomiculture, les érablières tenaient aussi une place importante dans l’économie locale. Une quarantaine de sucreries concédées à même la montagne rapportaient annuellement des milliers de livres de sucre en redevance au seigneur.

En 1844, la seigneurie passa aux mains du major Thomas Edmund Campbell qui acquiert et transforme le manoir; il en fait l’un des rares exemples de style Tudor en Amérique. Le major Campbell canalisa ses énergies pour le développement de l’agriculture dans sa seigneurie. Il encouragea les fabricants de produits de l’érable et les pomiculteurs en leur fournissant de l’aide technique. En 1848, il fit construire le moulin à farine (Maison Guérin). En plus du moulin seigneurial, plusieurs autres moulins transformaient les produits agricoles comme le grain, le lin, la laine et le bois. Une vie trépidante s’agitait à la montagne autour de ces moulins actionnés par la décharge du lac sur la montagne. Cette agglomération d’artisans donna naissance au village de la montagne. Le major Campbell était l’un des plus importants actionnaires du chemin de fer. Il usa de son influence pour que l’on fasse passer à Saint-Hilaire le chemin de fer Saint-Lawrence and Atlantic, inauguré de Longueuil à Saint-Hyacinthe le 27 décembre 1848. En août 1849, il confirma légalement le don du terrain requis à cette fin et à prendre sur ses terres à proximité du manoir. Le chemin de fer venait à peine d’être inauguré en décembre 1848 que, dès 1850, les journaux de Montréal annonçaient des voyages de plaisir à Saint-Hilaire par ce nouveau moyen de transport. Dès 1851, le major Campbell construisit à la montagne, à quelques arpents du lac, « une maison de bois pièce sur pièce de 120 pieds par 44 pieds à deux étages ». Il lui donna le nom de Café Campbell et la destinait à recevoir les touristes durant la belle saison. Le Café ne dura que dix ans et il fut réduit en cendres en 1861. Le major Campbell décède en 1872.

Treize ans après l’incendie du Café Campbell, les fils du major, nouveaux seigneurs, décidèrent de construire, sur le même plateau, un hôtel de trois étages s’adressant à une clientèle touristique amatrice de belle nature, aux hommes d’affaires et aux convalescents. L’hôtel prit le nom d’hôtel Iroquois. Aménagé à plusieurs reprises entre 1876 et 1879, il fut incendié en 1895. Le manoir est demeuré entre les mains de la famille Campbell jusqu’au décès de la châtelaine Mabel Allen, épouse de feu Colin Campbell, en 1955.

Le mont Saint-Hilaire et le développement de la ville

D’autres faits importants contribuèrent à enrichir la petite histoire de Mont-Saint-Hilaire. Ainsi, en 1841, on érigea sur le sommet du mont Saint-Hilaire, appelé Pain de Sucre, une croix de bois de cent pieds de hauteur. L’intérieur de cette croix, percé de fenêtres à tous les quinze pieds, donnait accès au faîte et aux bras. Ce monument fut renversé par un vent violent cinq ans plus tard. La chapelle qui lui servait de base resta jusqu’en 1877, alors qu’elle fut réduite en cendres.

En 1913, la famille Campbell vend la montagne au jeune officier anglais et héros de guerre Hamilton Gault, qui en demeure propriétaire pendant 45 ans. Il est un ardent protecteur de la montagne. Vers les années 1930, les flancs de la montagne sont couverts de plus de 60 000 pommiers. Le chemin de la Montagne est alors pavé et en 1941 un pont est construit entre Beloeil et Saint-Hilaire. Dès 1957, le Brigadier Gault construit une grande maison de pierres, le Manoir Gault, au bord du lac Hertel. Il meurt peu de temps après la fin des travaux. Juste avant sa mort, le Brigadier lègue la montagne à l’Université McGill.

En 1960 le mont Saint-Hilaire est désigné « Refuge des oiseaux migrateurs ». Le Centre de la nature naît en 1972, il est chargé de gérer la partie de la montagne ouverte au grand public et en 1978 l’Unesco reconnaît la montagne comme première Réserve de la Biosphère au Canada.

Des artistes de Mont-Saint-Hilaire de renommée internationale

Ozias Leduc

Le peintre Ozias Leduc naquit à Mont-Saint-Hilaire en 1864. À la fin de ses études, il part pour Montréal. En 1894, il revient à Saint-Hilaire et construit son atelier Correlieu. En 1898, le peintre décore l’église Saint-Hilaire, son œuvre comporte quinze grandes peintures murales sur toile, un chemin de croix et des ornementations au pochoir sur les voûtes et sur les murs. L’église Saint-Hilaire fut d’ailleurs classée monument historique en 1965 par le gouvernement du Québec. Ses toiles et décorations furent reconnues « biens culturels » par le gouvernement provincial en 1976.

Parallèlement à ses décorations religieuses, à ses natures mortes et à ses paysages, Ozias Leduc a pratiqué le portrait durant plus de 60 ans. Ozias Leduc meurt en 1955.

En août 2000, la maison natale d’Ozias Leduc, située sur le chemin Ozias-Leduc, a été citée par la Ville pour permettre la sauvegarde et la mise en valeur de la propriété. Cette maison ayant été construite dans la première moitié du XIXe siècle à Mont-Saint-Hilaire. Aujourd’hui, certaines des œuvres de cet illustre artiste sont exposées au Musée des beaux-arts de Montréal, mais la plupart sont conservées dans des collections privées.

Paul-Émile Borduas

Le peintre Paul-Émile Borduas naquit en 1905 au 43, de la rue Saint-Henri. À 15 ans, il commence à travailler avec le Maître Ozias Leduc. Sept ans plus tard, Paul-Émile Borduas reçoit son diplôme de l’École des beaux-arts de Montréal et partage son temps entre l’enseignement du dessin et les voyages.

À Montréal, le groupe des automatistes se forme petit à petit et en 1948, il publie le Refus Global. Il est alors congédié de l’École du Meuble. Atteint dans sa liberté, Borduas l’est aussi physiquement, mais il continue à sculpter, à peindre et à voyager aux États-Unis et en Europe. Borduas meurt d’une crise cardiaque à Paris en 1960. En 1989, ses cendres sont rapatriées et déposées dans le cimetière de Saint-Hilaire.

En août 2000, la maison natale de Paul-Émile Borduas, située sur la rue Saint-Henri, a également été citée par la Ville de Mont-Saint-Hilaire « Monument historique » pour permettre la sauvegarde et la valeur de la propriété. On peut admirer ses œuvres au Musée des beaux-arts de Montréal et au Musée d’art contemporain de Montréal. Plusieurs de ses toiles appartiennent à des collections privées.

Jordi Bonet

Le sculpteur Jordi Bonet naît en Catalogne en 1932 et arrive à Mont-Saint-Hilaire en 1969 alors qu’il acquiert le Manoir Rouville-Campbell. Il commence la restauration du manoir et y installe ses ateliers dans les anciennes écuries. Le groupe Para, constitué d’artistes du milieu, fréquente les ateliers du Manoir pendant près de quatre ans. En 1977, le Manoir fut classé monument historique. En 1978, une galerie d’Art y est ouverte, permettant ainsi au public d’apprécier les œuvres d’artistes connus et d’en découvrir de nouveaux. Jordi Bonet est décédé en 1979. On peut admirer ses œuvres à la Galerie d’Art contemporain à Montréal.

La Ville de Mont-Saint-Hilaire a désigné l’un de ses bâtiments municipaux le Pavillon Jordi-Bonet, situé au 99, rue du Centre-Civique, en l’honneur de ce grand artiste et de son œuvre immense. Deux de ses œuvres sont d’ailleurs installées dans le bâtiment, La Nature en mouvement et l’Homme soleil.